Un signal d’alarme:
l’avenir de notre environnement bâti.
Construire des Solutions pour Demain
PROJETS
Des milliers de logements, d’usines, d’écoles et de bâtiments publics risquent de devenir inhabitables et invendables face à l’intensification des risques climatiques. Mais l’abandon pur et simple de zones résidentielles n’est ni envisageable ni acceptable.
Il faut donc repenser et réaménager les terrains — là où c’est possible — pour accueillir des constructions modernes à plus faible densité, adaptées aux nouvelles réalités environnementales.
La voie à suivre est claire, bien que complexe :
- Démolition massive des structures obsolètes
- Recyclage des matériaux de construction
- Suppression des surfaces imperméables (béton, bitume) pour favoriser la perméabilité des sols
- Révision des infrastructures : eaux usées, eau potable, électricité, voirie
- Reprofilage du terrain pour faciliter l’écoulement des crues
- Création de zones de rétention : étangs, lacs, bassins d’irrigation
Certains bâtiments pourront être déplacés ou surélevés au-dessus des niveaux de risque, mais ces opérations coûteuses doivent être réservées aux constructions à forte valeur architecturale, historique ou sentimentale.
Cela soulève des questions urgentes :
Comment remplacer les bâtiments vétustes — mal isolés, mal ventilés, aux plans dépassés, sans intimité ni stationnement ?
Qui habitera ces nouveaux logements ?
Et surtout, qui financera cette transformation radicale ?
Il n’existe pas de réponse unique. Les solutions doivent être adaptées à chaque situation, en commençant par une compréhension précise des causes locales des inondations.
PROJETS EN COURS
TYPE D'INONDATION: Grandes Marées
CONTRAINTES: Règlementation Maritime
ARCHITECTES/CONCEPTEURS: Manon Drouillard
Adapter les villages ostréicoles de la
Presqu’Île du Cap Ferret à la montée des eaux
Face à la montée du niveau marin, nous proposons une solution technique et économique pour préserver le patrimoine ostréicole du Village de l’Herbe, sur la Presqu’île du Cap Ferret.
Le projet consiste à surélever progressivement les 160 cabanes ostréicoles sur pilotis à l’aide de vérins hydrauliques et de poutres, ceux-ci permettant de placer des pilotis prolongeant les fondations de la maison. Cette méthode permet d’ancrer chaque structure sur des pieux profonds, à une hauteur adaptée aux projections climatiques (jusqu’à +1m40 d’ici 2100), sans démolition ni interruption d’activité.
Cette approche respectueuse du tissu urbain existant assure la pérennité des cabanes, la continuité de l’activité ostréicole et la préservation du lien entre les habitants et leur territoire. Reproductible et adaptable, elle peut être déployée dans d’autres villages du Bassin d’Arcachon et sur l’ensemble du littoral français.



